Quand on est entrepreneur, on est assez vite touché par un mal assez fourbe…Une sorte de syndrome, qui se répand comme une traînée de poudre parmi les entrepreneurs débutants. Et qui touche en particulier les personnes qui veulent se créer un business à succès… Je parle bien sûr du syndrome de l’objet brillant.

Qu’est-ce que le syndrome de l’objet brillant ?

On utilise cette expression pour désigner la (mauvaise) habitude qu’ont les entrepreneurs d’acheter TOUUUUUUUT ce qui bouge… Surtout s’il s’agit de formations en ligne pouvant aider l’expansion du business. 

Vous êtes également touché par ce syndrome lorsque vous avez sans cesse de nouvelles idées et que vous voulez régulièrement vous lancer dans de nouveaux projets parce que vous flairez un énième bon plan. Dans ce cas, le problème, c’est que vous vous retrouvez avec tellement de projets en même temps à gérer que vous ne parvenez plus à mettre le focus comme il convient sur vos priorités pour être efficace.

Une autre conséquence du syndrome de l’objet brillant, ce peut-être par exemple d’acheter tous les nouveaux outils qui sortent sur le marché en se disant qu’à chaque fois on a enfin trouvé comment réussir… Comme si la réussite s’achetait.

C’est encore le cas quand vous vous dites qu’il faut absolument  que vous changiez d’identité visuelle pour un truc encore plus pro, encore plus classe… Alors que la vérité, c’est que vous n’avez pas besoin d’une charte graphique à la mode pour vous lancer.

Un entrepreneur qui a tendance à être rattrapé par sa chasse au shiny object, c’est aussi quelqu’un qui sort une nouvelle offre tous les 4 matins. 

En clair? On est toujours à la poursuite de quelque chose de nouveau.

On n’a plus de focus, ni de clarté, ni de priorité.

Les entrepreneurs “touchés par ce mal noir” sont le plus souvent des débutants, même si je dois dire que les symptômes de ce syndrome peuvent malheureusement vous toucher à tous les stades de votre entrepreneuriat… 

Pourquoi achète-t-on toujours de nouvelles choses ?

En marketing, on ne crée pas de nouveaux besoins. On se contente de surfer sur la vague des émotions, désirs, peurs et espoirs de sa cible, et de faire coïncider le besoin de notre cible avec une solution, qui sera incarnée dans notre produit.

Et le problème (ou la chance !) de la cible des entrepreneurs, c’est que ce sont des personnes qui mettent énormément d’espoirs et de rêves dans le développement de leur projet. Leurs attentes sont très élevées.

Et d’un autre côté, créer un business à succès, ce n’est pas quelque chose de facile (sinon, cela se saurait !), et le chemin est ardu depuis l’émergence d’une idée à fort potentiel jusqu’à la concrétisation du projet et les premières ventes.

Les conséquences de cela? Le syndrome de l’objet brillant ! Quand on a un besoin hyper fort pour lequel on a absolument besoin de trouver une solution, on continue à chercher ladite solution encore et encore…  

Les effets de ce syndrome sur les entrepreneurs

Quand on achète de façon compulsive tel ou tel outil, telle ou telle formation, tel ou tel coaching, le problème, c’est qu’on a tendance à rapidement croire (ou se faire croire) que notre solution, ce sont les autres qui la possèdent. 

Alors qu’en fait, la solution est en nous.

Deuxième conséquence : on a tendance à remettre le lancement de notre projet à plus tard. On se dit qu’on va commencer par se former à ceci, puis à cela, et puis… 

“Oh ! Mais il y a une nouvelle formation qui vient de sortir ! Et je pense que cette thématique me permettrait vraiment d’être plus performante dans mon business…” 

Ou encore, on se dit qu’avec notre nouveau logo, tout fonctionnera tellement mieux.

Et on passe notre vie à justifier notre non-passage à l’action. Parce que : “Oui mais cette fois, tu vas voir, Marie. J’ai vraiment eu le shift qu’il faut ! Je le sens !”

Donc finalement, ce syndrome est très délétère.

Car au lieu de nous permettre de gagner du temps et  de l’argent, toutes ces formations, outils, produits que nous achetons “on repeat” finissent par nous enfermer dans un cercle vicieux. Nous ne sommes alors plus du tout en train de  vaincre la procrastination, mais bien en train de la créer…

Et quand (en plus) on est inscrit à quelques newsletters, ou encore qu’on passe  régulièrement du temps sur les réseaux sociaux, c’est encore pire… La tentation est tellement grande qu’elle ne nous laisse plus tranquille…

Car aujourd’hui, Instagram et Facebook, YouTube et même TikTok, c’est devenu le Netflix de l’entrepreneuriat ! On ne peut plus y faire 4 pas sans être assailli de publicités, masterclass alléchantes, et autres freebies qui ne sont qu’une porte d’entrée pour nous faire des promesses alléchantes sur des produits qui nous vendent du rêve.

Deux astuces pour vaincre le syndrome de l’objet brillant

Pour ma part, je ne suis pas (trop) atteinte par ce mal. Alors bien sûr, comme tout le monde, j’ai moi aussi envie d’acheter de nouvelles formations. Tout le temps. 

Mais j’ai mis en place différentes stratégies qui m’empêchent de tomber dans ces travers, et je vais te les exposer aujourd’hui.

La force des idées

J’ai lu un jour quelques livres d’un intellectuel très brillant mais très méconnu qui m’a démontré la force des idées sur nos comportements. (Si tu veux savoir, il s’agit de Malek Bennabi, qui a écrit des ouvrages passionnants dans le domaine de la sociologie notamment).

Et depuis, chaque fois que je suis confrontée à un comportement que je veux changer, je me demande quelle idée pourrait avoir assez de force pour contrer cette habitude. 

En l’occurrence, chaque fois que je veux acheter un nouveau truc, voici ce qui se passe dans ma tête :

  • J’identifie la stratégie marketing qui est utilisée pour vendre ledit produit (“Tiens ? Un lancement orchestré ! Ahhhhhh… Mais elle fait appel à des affiliés, là ! Ah la la, c’est de la bonne page de vente bien rédigée, tout ça…”)

Du coup, mon cerveau prend instinctivement du recul par rapport à touuuuut cet afflux d’émotions préssantes qui le assaillent !

  • Je prends le temps de bien analyser le contenu qui est proposé à la vente. Et j’agis comme une business coach (déformation professionnelle oblige). Je décortique l’offre irrésistible qui se cache derrière la proposition commerciale, le profil du client idéal visé, ou encore les résultats garantis par ledit produit.
  • Et comme le syndrome de l’objet brillant repose en grande partie sur la peur de l’échec, je prends soin de travailler mon mindset et de me mettre dans un mood d’abondance et pas de manque ! De la même façon qu’on ne fait pas ses courses à l’hypermarché le ventre vide, on n’achète  pas de  formation en ligne quand on est drivé par la peur de ne pas vendre, de ne pas réussir, de ne pas décoller.

Tata Marie, la konmari de l’entrepreneuriat

La 2e des stratégies que j’applique pour combattre le syndrome de l’objet brillant (et la plus redoutable), c’est de m’obliger à faire le tour de touuuuuuut ce que j’ai déjà acheté avant d’acheter quelque chose d’autre. 

Tu connais la méthode Konmari de Marie Kondo ? Elle y recommande d’épurer un maximum sa maison afin de n’y garder que les objets qui nous mettent en joie. 

Pour se faire, elle conseille de toucher chaque livre, chaque vêtement, chaque objet qui se trouve chez toi, un par un, afin de voir s’il te procure  de la joie. Si c’est le cas, tu peux le conserver. Si ce n’est pas le cas, tu dois être sans pitié, et jeter ou donner cet objet.

Pour ma part, j’applique la méthode de Marie Kondo à mon business. Et c’est un excellent outil pour éviter de tomber dans le syndrome de l’objet brillant.

Attention ! les paragraphes qui vont suivre seront très clairs pour toi si tu as déjà lu La magie du rangement, le livre très connu de Marie Kondo. 

C’est un livre passionnant qui t’explique comment mieux vivre avec moins et comment bien organiser ton intérieur et les objets qui t’entourent. 

Pour ma part, je trouve que cet ouvrage peut également être appliqué au business, et c’est de cela qu’il s’agit dans les paragraphes qui suivent…

S’acheter des produits ou formations en ligne pour faire plus de vente, c’est un investissement. Mais si ledit produit est  simplement rangé dans le placard, ou pire… Au fin fond de notre boite mail… Et que nous ne l’avons jamais regardé… Alors j’appelle cela une dépense. Je dirai même plus : de l’argent jeté par les fenêtres.

Pour surmonter le syndrome du shiny object, il n’y a donc pas mieux que de toucher un par un nos T-shirts, euh… Pardon. Il n’y a pas mieux que d’aller voir une par une toutes les formations, tous les outils, tous les accompagnements que nous nous sommes achetés au préalable, et de voir tout ce que nous pourrions en retirer. De les exploiter au maximum. D’en retirer le meilleur. Ainsi, nous pourrons savoir avec certitude si elles nous mettent en joie ou non…

Et nous aurons une bien plus grande clarté  quant au choix des futurs produits que nous voudrions acheter ensuite !

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