Le syndrome du petit chef sévit souvent chez les managers fraîchement diplômés, ou nouvellement désignés à la tête d’une équipe. Emprunté au jargon militaire, ce terme désigne un manager tyrannique faisant preuve d’une autorité abusive, un control freak, condescendant au possible et usant de méthodes agressives pour diriger. Son comportement engendre des conflits, du stress, de la démotivation, du désengagement, voire des burn-out… En somme, tout le contraire d’un bon leader, bienveillant envers ses collaborateurs, et efficace. 

Quels sont les symptômes inhérents à ce syndrome très nuisible ? Comment éviter cette attitude en tant que responsable d’équipe ? Découvrons ensemble ce fléau qui touche le management et les moyens de s’en prémunir ! 

Quels sont les symptômes du petit chef ? 

Une étude Gallup menée dans 195 pays auprès de 27 millions de personnes révèle qu’un employé sur deux a déjà quitté un poste pour échapper à son responsable. Ces résultats démontrent que le syndrome du petit chef est une véritable maladie du management, et que ce sujet n’est pas à prendre à la légère.

Bien que ce syndrome touche plus souvent les jeunes managers avides de reconnaissance et désireux de faire leurs preuves, nul entrepreneur n’est à l’abri d’incarner ce despote et d’en adopter les travers. Voici quelques-uns de ses comportements et méthodes caractéristiques : 

  1. Il fait preuve d’une autorité exacerbée et use de l’intimidation voire de l’humiliation.
  1. Il éprouve le besoin de tout contrôler et vérifier.
  1. Il ne sait pas déléguer.
  1. Il ne laisse aucune initiative à ses collaborateurs, et exige de tout valider.
  1. Il pratique la rétention d’informations pour garder le pouvoir.
  1. Il est incapable d’écouter son équipe, ne prend pas en considération son avis ou ses propositions.
  1. Il n’admet jamais ses erreurs, est dépourvu d’humilité.
  1. Il cherche systématiquement un responsable et n’endosse aucune responsabilité, ne défend pas son équipe auprès de la hiérarchie ou devant les clients.
  1. Il s’attribue les mérites en cas de réussite.
  1. Il préfère garder sous sa coupe un membre de l’équipe qui présente un fort potentiel, n’encourage jamais l’évolution. Au contraire, il exploite ses qualités pour pallier sa propre incompétence. 
  1. Il ne supporte pas d’être contredit.

Il privilégie les entretiens individuels et évite au maximum les réunions d’équipe.

  1. Il divise pour mieux régner, se montre clivant, oppose ses collaborateurs les uns aux autres, crée des malaises ou des tensions pour asseoir sa position dominante.

Quelles sont les conséquences sur son équipe ? 

L’attitude tyrannique du petit chef a un impact extrêmement négatif sur les personnes qu’il est censé encadrer, voire destructeur. En effet, ses méthodes agressives, brutales ou humiliantes entretiennent un climat toxique.

Pour son équipe, les conditions de travail sont pénibles, oppressantes, parfois même insupportables. Constamment sous pression, elle est amenée à développer certains comportements. Voici les nuisances les plus fréquentes  engendrées par un petit chef : 

  • improductivité ;
  • démotivation ;
  • désengagement pouvant mener à la démission ;
  • dégradation de l’ambiance entre collaborateurs ;
  • tensions et conflits au sein de l’équipe ;
  • augmentation du stress ;
  • création d’un terrain propice au burn-out ;
  • harcèlement moral.

Comment éviter ce syndrome ? 

Sous le poids de la responsabilité d’encadrement et des exigences qu’impliquent une société, n’importe qui peut transformer sa quête de légitimité en dictature. La posture de leader n’est pas évidente à gérer, et tomber dans le piège de la mutation en chefaillon est fréquent. Aussi, pour éviter de faire subir un aussi mauvais management à son équipe, quelques pistes sont à explorer : 

  • Prendre le temps d’observer et de s’imprégner pour adopter la posture la plus adaptée.
  • Ne pas concevoir son management comme un cadre rigide, mais plutôt l’adapter selon le contexte et  les collaborateurs.
  • Gérer son stress : un des principaux marqueurs du syndrome du petit chef, car il fait perdre toute rationalité et déshumanise. 
  • Communiquer intelligemment et toujours avec respect.
  • Maintenir le dialogue et les échanges avec ses collaborateurs.
  •  Instaurer un climat de confiance et une bonne cohésion d’équipe.
  • Susciter de la motivation, impliquer et inspirer.
  • Encourager la coopération.
  • Soutenir l’innovation et l’intelligence collective.
  • Donner du sens aux tâches confiées et les moyens de les réaliser.
  • Définir clairement et précisément les objectifs de son équipe et s’assurer de la bonne compréhension de ses collaborateurs. 
  • Développer ses soft skills : confiance en soi, empathie, sens du collectif, aisance relationnelle, sens de l’organisation.  Autant de compétences qui, lorsqu’elles viennent à manquer, peuvent pousser le responsable à se cacher derrière un rôle de petit chef tyrannique. 
  • Se faire accompagner : en tant que manager, il n’y a aucune honte à bénéficier d’un accompagnement pour assurer le mieux possible ses fonctions, par une formation ou un coaching !

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