Selon Infogreffe, en 2021, un peu moins d’un tiers (32,3%) des entreprises en France a été créé par des femmes. La gent féminine représente donc toujours une minorité des entrepreneurs. Ce constat peut s’expliquer par des freins persistants qui empêchent, sinon ralentissent, les ambitieuses dans la concrétisation de leurs projets !

L’Adie a publié une étude qui met en lumière quatre difficultés tenaces auxquelles les femmes entrepreneures font face pour monter leur business : 

  1. la charge mentale ;
  2. le syndrome de l’imposteur ;
  3. le manque de soutien de l’entourage ;
  4. l’accès aux financements.

Ce sujet nous touche particulièrement chez Entrepreneure Ambitieuse, et nous avons à cœur de l’aborder avec vous !

La charge mentale

Obligations familiales

Le frein majeur à l’entreprise féminine est incontestablement la difficulté de conciliation entre vie professionnelle et vie familiale. Pour trois quarts des femmes entrepreneures, cela a un impact majeur sur leur activité. 

La charge mentale liée à la gestion du foyer et l’organisation familiale incombe majoritairement aux femmes. Conséquence, 15 % d’entre elles cessent leur projet à cause d’un changement dans leur situation personnelle, contre 8 % chez les hommes.   

Selon une étude élaborée par l’INSEE et par le programme EQUAL, les statistiques rapportent qu’en France, les femmes consacrent deux fois plus de temps aux activités domestiques que les hommes. 

Une répartition qui influence inévitablement la réussite professionnelle de ces dernières. Faire prospérer son entreprise est toujours plus difficile quand on doit aussi s’occuper des repas, du linge, de toute l’intendance de la maison, des courses, des rendez-vous médicaux ou des activités extrascolaires des enfants… 

Sacrifices

Ce temps passé aux activités domestiques rendrait les femmes plus polychroniques que les hommes. C’est-à-dire qu’elles auraient davantage la capacité de réaliser plusieurs tâches simultanément, nécessité faisant loi. Mais la poly chronicité n’est pas le seul signe du rapport au temps singulier de l’entrepreneuse.

À cet effet, il est reconnu que l’entrepreneuse manifeste un altruisme plus élevé que son homologue masculin. Comprenez par là que les femmes sont plus disposées à s’intéresser et à se dévouer à autrui. Un euphémisme pour parler de sacrifices personnels, en somme.

La poly chronicité et l’altruisme de la femme seraient donc générateurs de dissonances temporelles marquées entre l’entrepreneuse, son entourage et les parties prenantes de l’aventure entrepreneuriale.

En d’autres termes, les chefs d’entreprise auront plus tendance à faire de leur business une priorité absolue, tandis que les cheffes le feront passer au second plan, au profit de leur entourage, par devoir moral, abnégation ou altruisme. Un renoncement qui n’est pas sans conséquence sur la réussite de leur projet. 

Le syndrome de l’imposteur 

Pour démarrer l’aventure entrepreneuriale, certaines aptitudes sont nécessaires telles que la confiance en soi, l’autonomie, le goût du risque ou encore l’innovation. 

Or, 25 % des femmes entrepreneures manqueraient de confiance en elles. Pour beaucoup d’entre elles, la question de la légitimité se poserait. Des doutes sur leurs qualités et leurs compétences les empêcheraient de faire croître leur activité. 

Cela tient beaucoup à l’éducation et à l’environnement socioculturel. Bien que la tendance commence à s’inverser, les jeunes filles seraient globalement moins poussées et confortées pour entreprendre. Les discours entendus au cours de l’enfance et de la jeunesse encourageraient aussi ce sentiment d’imposture. 

Le manque de soutien de l’entourage 

Une femme sur cinq se plaint autant du sexisme que du manque de soutien de son entourage dans son projet professionnel. La directrice adjointe de l’Adie (Association pour le Droit à l’Initiative Economique) précise qu’un « projet soutenu par l’entourage a plus de chances de réussir ». 

Cette absence de soutien peut se traduire par une injonction du conjoint à ne pas empiéter sur le temps consacré à la famille. Ce peut être également les doutes formulés par les proches sur les compétences de l’entrepreneure, ou sur ses probabilités de réussite. 

La négativité environnante, cumulée au sentiment d’imposture ou au manque de confiance en soi place nécessairement la femme en situation d’échec. En toute logique, si elle doute de ses propres aptitudes et que ses proches la confortent dans son incapacité à réussir, elle aura plus de peine à mener à bien son projet. 

Le pessimisme n’est pas le seul mis en cause. Si le manque d’encouragements et de foi dans sa démarche peut la freiner, l’absence de soutien logistique a également un impact. L’aide apportée par l’entourage et le conjoint, notamment concernant la garde des enfants, a son importance.  

L’accès aux financements 

Pour entreprendre, certaines femmes font le choix du prêt financier. Plus de la moitié d’entre elles se voient refuser leur prêt bancaire, deux fois plus souvent que les hommes pour être précis.

Une étude menée auprès de 4000 PME américaines déduit que les conditions des prêts sont plus favorables aux hommes qu’aux femmes. Le secteur bancaire reste méfiant et peu convaincu par la réussite et la crédibilité des femmes d’affaires. Elles subissent donc une discrimination sur le plan économique, et l’accès au financement demeure difficile pour les cheffes d’entreprises.

L’aspect financier de la création d’entreprise et la gestion font partie des plus grands obstacles rencontrés par les femmes. En effet, elles souffrent davantage de préjugés quant à leur activité d’entrepreneure. 

Bien entendu, la voie bancaire n’est pas l’unique recours, mais les chiffres parlent d’eux-mêmes quant au crédit apporté aux projets féminins par les organismes de financement. 

Cela donne un aperçu global du regard porté par les administrations sur les femmes dans le monde de l’entrepreneuriat. 

On ne lâche rien !

Malgré toutes ces entraves, tous ces obstacles et tous ces freins, Entrepreneure Ambitieuse a pris le pari d’accompagner les femmes jusqu’au bout de leurs objectifs. Même si le chemin est semé d’embûches, rien ne fera faiblir notre volonté de voir les boss ladies réussir et accéder au succès, à l’épanouissement personnel et à l’abondance. 

Après avoir découvert les difficultés auxquelles les entrepreneures font face, deux réactions s’imposent : partir défaitistes et renoncer, ou nous motiver plus que jamais pour nous prouver à nous-mêmes de quoi nous sommes capables. 

Si tu fais partie de la 2e team et que tu en veux encore plus après lecture de cet article, rejoins le Challenge Next Level, LE défi qui va te permettre de booster et révolutionner ton chiffre d’affaires d’entrepreneure ! Une stratégie puissante et très concrète t’attend pour propulser ton entreprise au niveau supérieur…

Sources et références

https://www.carenews.com/carenews-info/news/5-freins-qui-expliquent-les-difficultes-femmes-entrepreneures

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