Il est crucial de réussir sa première séance de coaching : en effet, c’est elle qui va laisser la première impression au coaché, et c’est elle qui va déterminer la suite (ou non) du coaching…

Certains livres, comme celui écrit par Jean Marc Parizet, décriront en détail comment procéder à ce type de séance. 

Voyons ensemble comment structurer la première séance de coaching afin que celle-ci soit efficace et impactante :

La prise en main comme première étape du coaching

Là encore, au-delà des procédures, certains livres de développement personnel ou de coaching (comme ceux de Sophie Berger sur l’intelligence émotionnelle) vous permettront de comprendre les subtilités du comportement du coach. Je vous les recommande fortement.

Il existe une succession de process à mettre en oeuvre au début de cet accompagnement, afin de respecter la structure du coaching dans son ensemble.

La première des choses par laquelle commencer, c’est de procéder aux présentations. 

La présentation mutuelle pour renforcer la confiance

Même si vous connaissez déjà votre coaché, et que lui vous connait déjà en tant que coach, il est primordial de procéder à cette étape.

Le coach débutant aura tendance à supprimer cette étape, qui est pourtant cruciale.

En effet, une relation de coaching est une relation contractuelle. Elle est donc, de facto, basée sur la confiance. Rien de ce qui pourrait renforcer la confiance mutuelle entre vous et votre coaché n’est donc à négliger.

On commence donc par proposer au client de se présenter.

Ensuite, c’est à vous, coach, de vous présenter vous-même au coaché. Vous expliquerez qui vous êtes, votre parcours, ce que vous faites, éventuellement vous ferez part de votre spécialité, et de pourquoi vous êtes coach (vous développerez succintement votre mission, votre vision, les valeurs qui drivent votre business).

Ce process a pour but de renforcer confiance et expertise, et de rassurer votre coaché dès le début de votre entretien.

L’ensemble de ces règles peut sembler de prime abord très rigide. Ce ne sont cependant pas des jeux. Et le cadre du fonctionnement du coaching a été mis en place à partir d’analyses très poussées sur la personnalité humaine et le MBTI. Pour plus de détails sur cet outil surpuissant d’analyse des comportements, je vous renvoie au livre de Pierre Cauvin sur ce sujet.

Définition du coaching

Ensuite, je vous recommande de demander à votre coaché quelle est sa définition du coaching. Cela va le forcer à une première phase d’introspection, puisque inconsciemment, cette question va le renvoyer à ce qu’il attend de ce coaching.

Vous allez écouter sa réponse, et éventuellement la compléter, sans contredire votre coaché.

L’objectif à cette étape est de clarifier le plus possible les choses avant même de rentrer dans le vif du sujet. 

Faire des ventes en tant que coach, c’est bien, mais ce n’est pas tout. A ce stade d’avancée de l’accompagnement, si vous percevez un hiatus entre votre façon de travailler et les attentes de votre coaché, il sera toujours temps soit de clarifier la situation, soit, dans des cas particuliers, d’y mettre fin afin de préserver la qualité de votre travail, de votre expertise, et de vos résultats.

C’est pourquoi, à la suite de votre réponse, vous aurez soin de définir les 4 phases du coaching, qui consistent à :

  1. Faire comprendre au coaché où il en est aujourd’hui
  2. L’aider à déterminer, clarifier et formuler son objectif qui peut être qualitatif, quantitatif, personnel, professionnel, ou les deux. 
  3. Accompagner son coaché pour lui permettre de comprendre pourquoi il n’a pas atteint son objectif aujourd’hui.
  4. L’aider à contourner ou dépasser les points de blocage préalablement identifiés.

Il s’agit d’une sorte de roadmap qui permettra à votre coaché de comprendre tout au long du coaching  dans quel phase de l’accompagnement il se trouve.

Pour plus de détails sur l’ensemble de ces process, je vous renvoie au livre  de Marc Parizet intitulé : Réussir sa première séance de coaching.  

Poser le cadre du coaching

Vient ensuite le moment de clarifier les limites du coaching et de votre pratique professionnelle. 

Si vous acceptez (ou pas) les retards, annulations de séances, ou autre, il faut absolument  redonner ces limites à ce moment-là, afin que votre cadre soit bien posé dès le début de l’accompagnement. 

Je vous recommande fortement de définir des limites et de les poser de cette façon. C’est important à la fois pour vous et pour votre coaché, et afin que l’accompagnement soit le plus fructueux possible.

Tout en définissant ces limites, profitez-en pour poser le cadre du coaching : Expliquez comment se dérouleront les séances, comment votre coaché pourra prendre les rendez-vous, à quel rythme. Rappelez la durée des séances. N’hésitez pas également à expliquer en amont qu’il se peut que vous coupiez la parole à votre coaché. 

Précisez bien qu’il ne s’agira pas là d’impolitesse de votre part, mais bien d’une action nécessaire à la bonne poursuite de la séance.  

C’est à ce moment-là également que vous rappellerez au client que vous êtes soumis au secret professionnel, et qu’à ce titre, rien ne transpirera de vos échanges.

Il est essentiel de le rappeler au client, d’autant plus si ce coaching a été financé, et/ou commandité par l’employeur de votre coaché : Vous vous devez de le rassurer sur votre éthique professionnelle et sur le respect de la confidentialité des informations qu’il vous transmettra.

Dans la même veine, le coach précisera à ce moment-là qu’aucun document écrit ou autre rapport de fin de prestation ne sera transmis au coaché. Et ce, afin d’éviter justement qu’un tel document ne soit diffusé et puisse de ce fait, révéler des données qui n’ont pas à être divulguées.

Votre coaché, lui, peut prendre des notes durant les séances. Cela est même fortement recommandé. Pour ne pas dire indispensable. 

Si votre coaching a lieu à distance, notamment grâce à Google Meet, ou encore à Zoom, précisez également au coaché où il peut trouver le lien des séances, si il y aura un replay et comment et sous combien de temps il pourra y avoir accès.

Le fait de pouvoir revisionner ses séances de coaching est d’une grande aide, et cela permet des prises de conscience et des avancées encore plus profondes. Je vous encourage donc à mettre  les replays à la disposition de vos clients. Pour ce faire, créer un espace Notion (par exemple) privé, visible seulement par votre client, où vous déposez les replays après chaque séance, est une bonne solution.

Une bonne alternative peut être encore de nommer co-host votre coaché au début de votre séance Zoom, afin de lui permettre d’enregistrer la séance de son côté. 

Prendre des notes est un élément structurant qui peut renforcer les prises de conscience, et cet outil permet également la relecture des notes prises, afin de se remémorer entre les séances les décisions prises ou encore les points que l’on aura compris.

La seconde étape du coaching : L’état désiré

(Re)définir les attentes

Ensuite, quand on a terminé l’étape de prise en main, on peut passer à la deuxième étape : l’état désiré.

Il va être important à ce moment de la séance de faire s’exprimer votre coaché sur le pourquoi de cette prestation : sur ses attentes. Vous laisserez s’exprimer votre coaché sur ce qu’il ressent, mais aussi sur son histoire (de manière succincte, car on y reviendra dans le détail ensuite !).

Comme toujours en coaching, on utilise l’outil puissant qu’est le questionnement ouvert. On demande à son client : “Qu’attendez-vous de ce coaching?” Et on le laisse s’exprimer et on écoute de façon active. 

Faire naître l’état désiré

On va lui faire ensuite reformuler sa demande préalable afin d’obtenir une phrase complète qui permettra d’identifier ce que l’on appelle en coaching l’état désiré.

On va vérifier qu’il y a une vraie volonté de changement pour le coaching et qu’il a une réelle motivation à atteindre son but.

Et on va lui demander de reformuler ses attentes afin d’obtenir une formulation en une phrase (avec un sujet ET un verbe) qui soit positive et tournée vers le futur. 

Par exemple, votre coaché pourra reformuler ses attentes préalables par une telle phrase : “Je veux atteindre un nouveau niveau de succès dans mon business, et gagner davantage d’argent / avoir plus de clients qu’aujourd’hui plus facilement”.

Clôturer la séance

Sur cette note positive et tournée vers le futur, il sera temps de clôturer votre première séance. L’objectif est de libérer votre coaché sur une émotion d’espoir et d’attente, afin d’élever au maximum sa motivation et son engagement au sein du processus de coaching. 

Vous pourrez vous serrer la main, rappeler le jour et l’heure du prochain rendez-vous, pourquoi pas raccompagner votre coaché jusqu’à son véhicule, et lui rappeler où il peut vous joindre en cas de besoin.

L’attitude du coach

Bien plus qu’un déroulé de séance structuré et processé, la réussite de votre première séance de coaching reposera sur votre capacité à susciter la confiance de votre coaché et à le rassurer.

L’écoute active

Il faut tout d’abord que votre coaché se sente écouté. D’abord parce que cela le rassurera, ensuite parce que cela vous permettra d’être plus efficace dans votre processus de coaching, et de pouvoir noter tout ce qui vous semblera relevant dans les mots M-O-T-S de votre client.

Questionnement et reformulation

Habituer votre coaché dès cette première séance aux outils que vous allez utiliser tout au long du process est primordial. Plus votre coaché se familiarisera avec votre pratique professionnelle, plus sa parole se libèrera, et plus vous pourrez réunir de données afin de l’accompagner au mieux.

Professionnalisme et expertise

On recommande souvent au coach d’utiliser le vouvoiement durant les séances de coaching. Faites cela durant les séances même si vous tutoyez la personne par ailleurs parce que vous la connaissez déjà. 

Établir une certaine distance avec vos coachés est primordial afin d’éviter notamment des effets de transfert. Une saine distance permet également au coach de garder la tête froide durant un accompagnement qui peut parfois être lourd en émotions.

Si vos séances de coaching se font en présentiel, il est fortement recommandé de s’équiper d’une table de bureau établissant une distance d’au moins 1 mètre 40 entre vous et votre coaché. Vous vous placerez à un bout de la table, et votre coaché à son autre bout.

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